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février 2019

6 astuces comment faire manger des mangeurs difficiles

Je vois ce que tu fais là! Oui toi! Tu roules tes yeux en pensant «wow, exactement ce dont j’avais besoin aujourd’hui – une autre “jesaismieux” pour dire à tout le monde comment elle vit et agit parfaitement et tout les autres sont des idiots!»

Je ne vais pas mentir – je pense vraiment qu’il y a une grande majorité de personnes dans ce monde qui appartiennent à la catégorie des imbéciles.

Mais je suis très loin de me considérer comme parfaite. Presque aussi loin que d’avoir des abdos.

Je ne plaisante pas quand je dis que, quand j’ai demandé à mon ami de vérifier si j’avais une diastase (au cas où j’aurais jamais voulu faire de l’exercice), sa main s’était noyée dans mon ventre en essayant d’y trouver mes abdos.

Donc, non, je ne suis pas parfaite et pour être honnête, mon style parental est purement expérimental.

Je méprise énormément les rats et toutes les autres créatures qui courent dans des roues. Il était donc évident que je devais avoir des enfants. Je plaisante (presque ..).

Le fait est que, parfois, cette expérience est payante et les résultats sont bons. Et d’autres fois, les choses explosent. Principalement ma tête, mais parfois aussi des pots de yaourt et nous avons probablement perdu plus que quelques verres et assiettes au cours de l’années. Même si je ne suis pas sûre que les enfants sont à blâmer pour cela.

Ce que je voulais dire, c’est que j’ai vu que certaines choses fonctionnent mieux que d’autres. Certaines choses auxquelles je n’aurais pas pensé auparavant. Je ressens donc le besoin de partager.

Alors, comment faire manger des mangeurs difficiles? Ou que faire en général avec des mangeurs difficiles?

Déteste-moi ou aime-moi, mais mens. Ou gardes les informations pour toi – quelle que soit la version qui t’aide à dormir la nuit. Sauf si t’as un bébé et que tu ne dors pas du tout.

Ton enfant n’aime pas les courgettes? Les épinard? Quelque chose d’autre qui est vert? Caches-le dans sa nourriture et n’en parle jamais. Boom, c’est fait.

Comment le cacher?  Si tu veux être créatif alors derrière son assiette, mais la chance pour lui de manger est assez minime. Je préférerais plutôt utiliser les merveilles d’un robot pour le cacher dans une préparation hachée ou l’utiliser pour faire la sauce. Et quoi que tu veuilles dans le corps de ton enfant – un smoothie est la solution.

♥  Ne pas se rendre. Je sais que se disputer toute la journée avec un enfant de 3 ans fait que tu te sens probablement comme une enfant aussi, mais vas te regarder dans le miroir et demande qui est l’adulte ici. Et s’il te plaît ignores l’enfant de 3 ans qui t’imite, d’accord?

Il existe 2 règles très simples pour manger:

c’est le parent qui choisit quoi et quand l’enfant mange et l’enfant qui choisit si et combien.

Oui, même si.

Parce que même si petit, ton enfant est une personne à part entière. Il a le droit de dire non. S’il sait ce qu’il faut manger et qu’il n’y a pas de substitut et qu’il préfère décliner, c’est sa décision.

Ce n’est pas à toi de forcer ou de négocier avec «2 bouchées de plus ou il n’y a pas de dessert».

Pas de substituts. Si l’enfant dit non, c’est non. Ne cours pas dans la cuisine pour cuisiner des pâtes sur lesquelles il peut verser de la sauce tomate. S’il ne veut pas manger ce que tu as cuisiné, il ne mange pas – c’est simple. Je te promets qu’aucun enfant n’est mort de faim de ne pas avoir manger un soir.

Peut-être que tu dois juste lui donner plus de temps pour le prochain petit-déjeuner.

N’oublies pas que les habitudes ne se produisent pas du jour au lendemain. Si ton enfant n’aime pas certains aliments la première fois, cela ne signifie pas que tu ne dois jamais les offrir à nouveau. Au contraire, tu dois le refaire, donnes-lui une chance de réessayer.

Faites-lui prendre part au processus! Si c’est lui qui le fait, il est plus susceptible de le manger. Et en plus il va être fier.

Ne projette pas tes préférences sur l’enfant. Il y a tellement de parents qui ne laissent même pas leurs enfants goûter à certains aliments car «ah, tu n’aimerais pas ça de toute façon». Comment tu le sais?

Je sais que certains de ces conseils peuvent sembler radicaux, mais croyez-moi, ils ne le sont pas. Ils sont rationnels. Oui, peut-être un peu dur, mais je parle d’expérience personnelle.

J’étais le plus mauvais mangeur qu’il n’ait jamais été. Et ma mère ne m’as pas donné un modèle. Si je ne voulais pas quelque chose, elle pouvait préparer 4 repas différents jusqu’à ce que je sois heureuse ou me laisse manger des sandwichs à la fin – tout ce que je voulais, juste pour que je sois heureuse.

On ne m’a jamais poussé à essayer des choses. Si je secouais la tête en voyant un certain aliment, celui-ci était immédiatement enlevé et remplacé par des pâtes ou des sandwichs.

J’ai grandi avec de très mauvaises habitudes alimentaires et je le regrette vraiment. J’aurais vraiment aimé que ma mère soit un peu plus stricte sur le sujet, mais que faire. C’est pourquoi je fais de mon mieux.

Ce qui ne veut pas dire que je réussis toujours. Mais au moins, je peux espérer que mes enfants deviendront de meilleurs mangeurs que moi!

Quels sont tes conseilles comment faire manger des mangeurs difficiles?

Il faut un village pour élever un enfant

Avez-vous déjà entendu dire qu’il faut un village pour élever un enfant?

Le problème c’est que tout le monde n’a pas ce village. Par exemple – je ne l’avais pas.

Une paire de mes grands-parents est décédée avec ma tante quand je ne pouvais même pas prononcer la lettre « r »; mes autres grands-parents vivaient loin et la situation avec les frères de mon père n’était pas extraordinaire.

Les nounous n’étaient pas encore une tendance et avoir de l’argent pour les payer était réservé aux riches – l’union soviétique ne s’était rompue que quelques années auparavant.

J’étais une enfant qui était souvent malade. Mais il n’y avait personne pour me garder et ce n’était pas une option pour aucun de mes parents que de rester à la maison avec moi. Je suis donc restée seule à la maison pour de longues journées déjà quand je n’avais que 3 ans.

Je devais être mon propre village.

Je me souviens d’avoir entendu des sons étranges et d’avoir pleuré sous la table de la cuisine parce que j’avais peur des cambrioleurs. Surtout que notre appartement avait été cambriolé une fois.

Je me souviens avoir senti quelque chose de bizarre et d’avoir eu peur du feu en essayant de calculer avec mon esprit d’enfant si et combien d’os me briserais-je si je sautais par la fenêtre. La porte était verrouillée et il n’y avait pas de clé pour moi en cas d’urgence. .

Je me souviens avoir souhaité avoir ce village. Des gens qui pourraient me garder. Les grands-parents.

J’étais jalouse des rares amis que j’avais – ils parlaient toujours de leurs grands-mères qui leur ont tricoté des chaussettes et des gants, leur ont fait des pancakes. Des grands-pères avec des histoires intéressantes sur la guerre. J’avais des grands-parents, mais la distance entre nous était trop grande pour se voir plus que deux fois par an. Et même si ma grand-mère pouvait tricoter, elle n’était pas du genre à faire un câlin ou un bisou.

Tout ce que je pouvais espérer, c’était qu’un jour mes enfants en aient. Et elles en ont. Même si elles se trouvent dans la même situation d’avoir deux grands-parents éloignés, elles ont la chance d’en avoir une deuxième paire.

Nous avons de la chance. Je peux dire sans aucun doute que c’est grâce à eux que je ne suis pas devenue folle avec 3 enfants. Ils ne sont pas seulement le village pour mes enfants, mais aussi pour moi.

Quand il y a une situation que je ne peux pas gérer seule, je peux appeler. Lorsqu’il y a un besoin d’aide parce que les choses ne se passent pas logistiquement, je peux appeler.

Quand je veux juste parler avec eux, je peux le faire. Depuis des années, ils ont pris les filles à dormir chez eux une fois par semaine. Cela m’a donné une chance de me reposer et une chance pour nos filles d’avoir un lien incroyable avec leurs grands-parents.

Je sais qu’il y a des gens qui disent: « Vous faites des enfants juste pour vous et vous devez vous débrouiller seuls ». Devine quoi? Je ne suis pas d’accord.

Bien sûr, nous avons fait nos enfants pour nous-mêmes et si on a le besoin on peut se débrouiller tout seuls aussi. Mais nous n’avons pas besoin. Nous pouvons avoir du soutien et de l’aide et nous ne voyons aucune raison de ne pas l’utiliser.

Nous avons 2 personnes dont les yeux brillent lorsqu’ils peuvent passer du temps avec leurs petits-enfants. Qui sont remplis de fierté de pouvoir les garder, d’avoir un lien aussi grandiose avec elles.

Nous avons de la chance. Beaucoup de la chance. Et j’ai trouvé exactement ce sentiment chaleureux qu’il me manquait quand j’étais petite. Et un sentiment de sécurité de savoir que mes enfants ne seront jamais ni seuls ni effrayées.

Et le bonheur parce qu’elles ont l’amour chaleureux dont j’avais envie. Et des pancakes.

J’aime beaucoup le village que nous avons autour de nous.

Non, mais, elle fait quoi toute la journée cette mère au foyer?

Je suis sûre que beaucoup d’entre vous pensent que rester à la maison est merveilleux! Tout le temps libre que ces mères doivent avoir. Regarder des séries, lire des livres, faire des manucures, jouer avec le bébé.

Et puis vous me voyez avec mes cheveux gras et mes pantalons de pyjama et vous vous demandez ce qui ne va pas ici. Comment expliquer?

Alors, qu’est-ce que je fais ici toute la journée (bien sûr a part des manucures)?

♥ J’arrange des choses pour que Poulette puisse créer un chaos. Elle est aussi allergique à l’organisation que Florent Pagny à payer ses impôts en France.

Je commence par un bout et quand j’ai fini, elle est déjà derrière moi et détruit tout.

♥  Je rampe par terre, le nez sur le sol, comme un chien de police. Surtout pour savoir si ce que je sens est du pipi de chat ou pour savoir si Poulette a caché de la nourriture quelque part ..

♥ Je vais à l’école et je reviens. Cela prend littéralement environ la moitié de ma journée. Et me donne presque 10 000 pas par jour. Je ne sais pas qui est le génie qui a pensé que les écoles ne peuvent pas avoir des cantines intégrées ou qu’il est même nécessaire de prévoir une pause de 2 heures pour le déjeuner.

♥ J’essaie de garder Poulette en vie. Je sais que vous voulez composer le numéro pour la protection de l’enfance, mais ne le faites pas. Ou, si cela signifie que quand ils nous visitent, ils pensent que nous avons besoin d’une femme de ménage et payent pour cela, alors s’il vous plaît, faites-le!

La chose est que Poulette a les jambes très rapides et les mains très curieuses, mais son cerveau ne traite pas toujours ce qu’elle fait. Donc, fondamentalement, elle tombe toujours ou fait tomber des choses sur elle et même si je garde un œil sur elle (plus ou moins, j’ai une vision de merde), elle réussit faire que des..belles choses

♥  Je nourris les gens. Je cuisine, elles gémissent, elles mangent et gémissent un peu plus.

Poulette fait une super invention et utilise sa nourriture comme masque facial, masque capillaire, décoration murale et tapis. Je pleure parce que ce n’est pas socialement accepté de boire du vin seule. Nous gémissons tous et après 25 minutes, nous pouvons peut-être même charger la cuisine de vaisselle sale qui sera traitée 2 minutes avant l’arrivée de M. Stewart. C’est le scénario des bons jours.

Les mauvais jours, je passe la première partie du midi à essayer d’empêcher Grande et Petite Soeur d’entrer dans une guerre mondiale. Je le découvre à 12h50 (nous devrions partir vers 13h25 et il leur faut environ 10 minutes pour s’habiller, car pendant 8 minutes elles se disputent qui utilise les toilettes en premier) que nous n’avons toujours pas mangé, je passe 10 minutes à jurer dans ma tête dans plusieurs langues, je prépare quelque chose et ensuite je saute derrière les chaises des filles comme un entraîneur d’athlétisme surexcité “ALLLEEZ-ALLLEEZ-ALLEEZ-ALLLLEEZ”.

♥ J’essaie de faire dormir Poulette. Elle aime beaucoup de choses. De clés, de télécommandes, de cuillères. Mais elle méprise dormir. Et la neige. Mais il n’y a aucune connexion.

Alors je monte, je la nourris, je la serre dans mes bras, je l’embrasse, je reste à côté d’elle, je descends, elle ne se calme pas, j’y retourne, elle ne se calme toujours pas, j’essaie de travailler un peu mais je ne peux pas vraiment me concentrer avec elle qui rit dans son lit – j’ai besoin de calme, alors je monte encore. Après plus d’une heure de va-et-vient, elle se calme enfin, j’ai un peu de temps pour travailler et je dois ensuite la réveiller pour aller chercher les filles à l’école. Et puisqu’elle va être réveillée, elle sera de mauvaise humeur.

♥  J’oublie le linge. Cela semble idiot, mais vous ne savez pas combien de temps il me faut pour oublier! M. Stewart me rappelle constamment de mettre le linge ou de le sortir, mais j’… oublie.

♥ Je joue au juge!

« Je l’ai eu en premier! »
« Elle m’a frappé le premier! »

2 phrases que j’entends le plus pendant la journée. Donc, mon travail est de laisser la justice l’emporter entre menteurs. Ca se termine généralement par une ou deux d’entre elles qui montent les escaliers comme des éléphants et demandent une mère plus gentille.

Quand elles en trouveront une, j’espère qu’elle n’oubliera pas le linge et qu’elle aime le vin. Peut-être nous pourrions être amies lorsque je les visite parfois?

Et puis, le soir, tous les enfants sont à la maison, il me reste encore beaucoup de travail à faire, la maison me donne l’impression que je n’ai même pas essayé d’arranger quoi que ce soit et j’ai envie de brandir le drapeau blanc pendant que j’attends M. Stewart.

Et pouvez-vous imaginer que mes ongles ne sont pas manucurés et que je n’ai pas allumé le télé pas une seule fois?

la maison ne ressemble jamais à ça…

 

ça ressemble plus à ça